vendredi 30 septembre 2016

J'ai lu : Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles!



Quelque part en Bretagne
Tard... devant mon écran

Cher Lecteur,

J'espère que cette chronique te trouvera en pleine forme et que tu as bien profité de l'été indien. L’automne approche pour mon plus grand bonheur, nous allons pouvoir re-tester des recettes de soupes et de gâteaux aux épices. Mais trêve de bavardage, entrons dans le vif du sujet : je viens de lire Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles co-écrit par Suzanne Hayes et Loretta Nyhan et IL FAUT QUE JE T'EN PARLE!
Ce livre est une correspondance entre deux femmes américaines durant la seconde guerre mondiale. Voilà ce qu'en dit le résumé :

Entre Iowa et Massachusetts de 1943 à 1946.
Depuis que son mari a été appelé à rejoindre les forces alliées pour combattre en Europe, Glory Whitehall s’ennuie. Laissée seule avec son fils de 3 ans, enceinte jusqu’aux yeux, la jeune femme cherche une occupation pour tromper la solitude.
Un beau matin, Rita Vincenzo reçoit la lettre d’une inconnue du Massachussetts…
Entre Glory, jeunette impulsive, et Rita, femme de poigne au grand cœur, se tisse une amitié au fil de la plume. Une correspondance entre deux femmes séparées par des centaines de kilomètres, accidentellement rapprochées par l’absence de leurs époux, partis sur le front.
Étayée d’instants complices, de joies, de peines, de drames, cette correspondance offre à chacune des deux femmes un moment de réconfort unique dans un monde bouleversé par les échos de la guerre qui menacent de saper leur courage.
Comment vivre dans un monde sans hommes? Comment égayer le quotidien lorsque tout est rationné? À qui confier le mal-être, la souffrance de celles qui attendent, impuissantes et fébriles des nouvelles des époux, des fils qu’elles ont vus partir de l’autre côté de l’océan?
Trois ans de correspondance, autant de partage de recettes, de conseils de jardinage, de confidences inavouées… pour l’une des plus belles histoires d’amitié jamais écrites.

La prose des deux femmes est typique des années 30 : elles se vouvoient, leur style est courtois, leur plume est du bon goût de l'époque.
Au fur et à mesure de la correspondance, nous plongeons dans la vie américaine de l'époque : l'attente des nouvelles des soldats partie en héros, le rationnement, l'effort de guerre et l'émancipation de la femme, qui sont des sujets fort intéressants en soit. Mais le livre aborde aussi des sujets plus psychologiques comme l'évolution d'une femme avec la maternité, les relations familiales et l'influence de l'éducation sur notre vie...
L'ouvrage traite aussi de sujets encore plus poignant comme les retours (ou pas) des soldats, la vie d'un couple qui se retrouve après une douloureuse séparation, l'amitié, le pardon... J'ai beau essayer de recenser tous les sujets, je ne peux pas! Je dirai qu'il y a autant de thème abordé qu'on peut en aborder pendant une correspondance de trois ans.
En plus d'une lecture agréable, les thèmes hétéroclites, ce livre nous permet de nous interroger sur l'évolution de l'Homme et de la société après la guerre. Il y a l’émancipation de la femme bien sur qui est selon moi une évolution plus que normale mais ce n’est pas tout. En effet, dans une de ses lettres Rita parle de l’Amérique avec fierté, expliquant que l'Amérique une terre de la seconde chance, d'avenir, de non-jugement et de liberté. Elle explique les prisonniers allemands sont bien accueilli et bien traité dans les camps et qu'elle est fière de cela... Mais qu'en est-il des camps de prisonniers actuels? Pourquoi ce sont-ils tant barbarisés?
De même, le voisinage a un rôle important dans ce livre. il juge, il méprise parfois! Mais le plus souvent il stimule, aide aussi. Les voisines sont solidaires, c'est une mouvance qu'on retrouve de plus en plus actuellement. Pourquoi l'avoir perdu?
Et ce rationnement qui oblige à économiser, rapiécer, inventer des nouvelles recettes est paradoxale aux vues de notre société actuelle super consommatrice.

Bref, ce livre sous ces allures de "petit bouquin plaisant" est un chef d’œuvre littéraire. Ils soulèvent de nombreux sujets, poussent le lecteur à faire des parallèles entre la vie des années 40 à nos jours... Et tout cela est abordé avec la douceur d'une amitié naissante et au travers d'yeux féminins... Je le recommande donc chaudement.

Amitié.

Pour un avis supplémentaire sur le livre, tu peux lire cet article.

mardi 6 septembre 2016

J'ai lu Comment braquer une banque sans perdre son dentier






L’été c’est l’occasion pour beaucoup d’entre nous de réduire leur pile de livres à lire… Pas pour moi ! Je savais d’avance que je serai très sollicité par mon petit homme qui souhaiterait découvrir ou redécouvrir contes et autres légendes qui gaveraient mon appétit de lecture. De plus, l’été c’est l’occasion de s’occuper du potager : il faut planter, arroser et regarder pousser ^^. C’est aussi le moment d’engloutir un tas d’articles, blog et ouvrage sur la permaculture qui eux aussi sauraient rassasier ma curiosité et mon besoin de lire…
Pour les vacances j’ai donc jeté ma dévolue sur un livre plutôt léger. À peine arrivée à la bibliothèque je tombe sur comment braquer une banque sans perdre son dentier de Catharina Ingelman-Sundberg (traduit par Hélène Hervieu) des Éditions Pocket. Le titre me fit rire intérieurement et je m’attendais à 480 pages de drôleries pittoresques que seuls des vieillards en mal d’aventure pouvaient nous offrir !

RÉSUMÉ :

Ils sont trois femmes, deux hommes : Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, et le Râteau, chacun 80 ans au compteur. Ils chantent dans la même chorale et dépérissent dans la même maison de retraite à Stockholm. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l'arme à gauche...
Ils ne vivront pas un jour de plus dans ce mouroir. Un brin rebels et idéalistes, les cinq comparses décident de se lancer dans le grand banditisme. Avec leurs cheveux blancs et leurs déambulateurs, ils s'apprêtent à commettre le casse du siècle. Mais l'aventure s'emballe et rien ne va se passer comme prévu...

MON AVIS :

En effet ! Il y avait bien des vieux, des billets et des situations incongrues … Hélas, sur ces 480 pages il y avait aussi beaucoup de passage à vide. L'auteur a voulu traiter des problèmes de société avec humour : la vie en maison de retraite ou prison, l'influence de l'incompétence de certains sur nos vies, la place de la culture dans nos sociétés... Tout y est passé! Ces thèmes sont abordés via des situations cocas : des vieux qui pensent que la prison est mieux que la maison de retraite décide d'aller voler des œuvres d'art pour se faire emprisonner! Le pire c'est qu'ils arrivent plus facilement à voler les tableaux qu'a se faire mettre sous les verrous!

Ce livre me laisse perplexe, quand je repense aux scènes je les trouve très drôles, mais le style est lourd. L'histoire bien ficelée est mal menée par ses longueurs ... et parfois c'est quand même tiré par les cheveux! Dommage, le titre m'inspirait!

À bien y regarder c'est le quatrièmes livres "léger" qui me laisse un goût de bof! Peut-être ne suis-je pas faite pour ce genre de littérature? Ou est-ce tellement à la mode que même les auteurs les moins bons publient en pagaille? Aucune idée! Mais j'ai décidé que mes prochaines lectures seront plus académiques ou initiatiques! Au programme : J'arrête de râler en 21 jours et Voyage au bout de la nuit!

Et toi tu lis quoi en ce moment?